Carnet de route
Randonnée Glacière Tours / Trient / Saleina
Sortie : du
Le 11/06/2026 par Cécile
Jean-François, notre guide, est entouré de trois marcheurs glaciaires en herbe : Cécile, Virginie et Edouard.
Nous sommes partis tôt de St Germain en laye, afin de rejoindre Jean-François au pied du glacier du Tour. Après plusieurs heures de route, nous y arrivons enfin, non sans avoir traversé Chamonix, entouré de véritables merveilles glaciaires.
Le départ de cette randonnée se fait depuis le chalet alpin du Tour, appartenant au CAF.
D'ici, nous pouvons voir la roche anciennement léchée par le glacier, dont le polissage des siècles s'est arrêté ces dernières décennies. Le front du glacier du Tour est visible d'en bas, nous motivant certainement à grimper les 1200m de dénivelés jusqu'au refuge Albert 1er, à 2700m d'altitude.
Petits pas par petits par, nous finissons par atteindre la moraine laissée par le glacier, puis par atteindre le refuge tant désiré (1200m avec le matos ça se sent !).
Le refuge fourmille de nombreuses personnes, alpinistes, militaires... et également des membres de l'UCPA, avec lesquels nous avons partagé un superbe repas; Virginie les a particulièrement adorés !
Le lendemain matin, réveil vers 5h. avant même le lever du soleil, des groupes sont déjà partis, et nous pouvons apercevoir des cordées, remarquables de par leur lampe frontale éclairant la neige, montant au loin le long des pentes menant au col du tour ainsi qu'à l'aiguille du Chardonnet.
Après un petit-déjeuner, nous nous encordons avant de nous engager sur le glacier. La lumière déjà présente nous dispense de frontales, les nuages masquent les aiguilles d'altitude dans la lumière fantomatique de l'aurore.
Nous passons sans encombres le col supérieur du Tour (3288m), nous laissant entrevoir le glacier du Trient avant de nous diriger vers l'aiguille du Tour, baignée dans les nuages. Nous sommes à présent en Suisse !
La traversée du glacier du Trient, laissant à peine deviner des crevasses, se fait bien. Nous arrivons tôt à la cabane du Trient, et découvrons ainsi la culture suisse des refuges.
Un refuge superbe, parfaitement propre - cliché je sais- mais sans eau potable. Enfin si, mais de l'eau Suisse payante. Notre élan patriotique nous portera sur l'eau de fonte.
Les nuages se nouent et se dénouent autour des Aiguilles Dorées, bordant le fond du plateau, nous offrant une vue magnifique durant toute l'après midi.
La journée se termine par un boudin blanc gigantesque qui a été très bien reçu par notre cordée !
Le repas se terminera par un bout de melon, que Virginie a apprécié à sa juste valeur.
Le lendemain rebelote, réveil vers 5h.
Les feux de l'aurore couvrent tout le plateau du Trient, surplombé par un ciel d'azur limpide. C'est baigné dans cette immensité que nous nous dirigeons vers la fenêtre de Saleina.
Une petite descente en rappel nous permet d'atteindre la rimaye du glacier de Saleina, que nous allons parcourir toute cette journée.
La prochaine étape est le col du Chardonnet. Ce dernier est très escarpé, et les chutes de pierres fréquentes, ce qui nous dissuade de rejoindre le glacier d'Argentière.
Nous préférons donc rejoindre la E-cabane de l'Envers des Dorées. Une cabane suisse ultra connectée, téléphone et même wifi, accessible via un e-gardien.
Quelques discussions autour d'une limonade nous font clore cette avant-dernière journée.
C'est en observant les pic teintés de rose et d'or que nous prenons la direction du col des Plines, afin de rentrer par le glacier du Trient.
La montée est particulièrement escarpée, l’encordement est court.
Une fois sur le plateau du Trient, nous reprenons le col supérieur du Tour, avant de redescendre vers le refuge Albert 1er, puis le village du Tour lui-même. Une belle descente de 1800m de dénivelé négatif !
Nous savourons enfin une glace (ou deux-trois) une fois au Chalet du Tour, avant de reprendre la route... car il nous reste à rentrer chez nous !
Nous arrivons vers minuit à Paris... Merci beaucoup à Edouard pour la conduite après une journée aussi éprouvante !
Un superbe périple, qui nous a permis de découvrir des paysages que je n'aurais cru voir.
Merci beaucoup à Jean-François notre guide, à Virginie et Edouard pour cette magnifique randonnée !
J'espère que cela aura donné goût aux hautes altitudes à notre équipe ! ????
Ma morale de cette randonnée : Levez vous tôt, et ne négligez pas la valeur du boudin blanc.






